Plus de 3000 personnes s’activent sur le gigantesque chantier de Hinkley Point C, situé sur la côte du Bristol Channel en Angleterre.

À 17 km au nord-ouest de Bridgewater, sur le site de deux centrales existantes, l’extension occupe l’emprise de 245 stades de football !

Véritable “ville chantier”, le chantier revêt l’aspect d’une mine à ciel ouvert d’1 km sur 2, organisé autour de deux routes desservant des zones thématiques. Des équipements importants sont déjà à pied d’œuvre : 200 excavateurs sont arrivés d’Écosse, avec les personnels techniques nécessaires, formés dans le secteur minier. Déjà, plus de 4 millions de tonnes de terre ont été excavées. Une partie d’entre elles étant valorisée dans la fabrication des granulats de béton, cette forme d’économie circulaire impose l’utilisation massive de concasseurs et la mise en place sur le site de plusieurs usines et centrales à béton. À terme, elles devront produire près de 3 millions de tonnes.

Le creusement de galeries en béton précontraint de 10 à 12 mètres de profondeur est déjà bien avancé.

La complexité des armatures du béton sur un EPR étant telle, qu’une maquette grandeur nature de mur précontraint a été érigée sur le site pour adapter la procédure de construction.

Des éléments de béton préfabriqués du futur système de refroidissement ont été livrés de Belgique et subissent un contrôle qualité rigoureux en continu. Alors que 200 tonnes de granit du pays de Galles sont arrivées pour la construction du futur mur de protection de 12 mètres de haut, face à la mer.

Plus de 5000 personnes en période de pointe

Ce chantier exige la mobilisation de tous pour la sécurité et un suivi de la qualité impeccable. L’expérience des Jeux olympiques en 2012 à Londres est  précieuse.

Au cours de la construction du premier réacteur la formation de personnes clefs pour le génie civil, servira pour la séquence du deuxième réacteur.

Insertion et développement local

Dans un environnement très rural, comme celui de cette région du Somerset, les relations avec les populations locales sont essentielles. Elles ont commencé dans le cadre d’une consultation formelle qui a duré de 2009 à 2011 et associé 6 500 personnes. L’analyse des 33 000 commentaires recueillis a permis de répondre à des besoins aussi variés qu’un meilleur dimensionnement des centres de formation EDF Energy, l’amélioration du paysage, le déplacement de clôtures, une organisation différente des rotations de camions, ou encore la gestion des nuisances sonores dans les habitations.

Pour le Somerset, 4 milliards de livres au total seront investis dans l’économie régionale durant l’exploitation des réacteurs. Ce sera aussi l’opportunité d’augmenter la compétence scientifique et technique des jeunes de la région, depuis le secondaire jusqu’à l’enseignement supérieur, en partenariat avec l’Université de Bristol ou encore le lycée professionnel de Bridgwater & Taunton, avec toujours le souci de développer toutes les composantes de l’économie locale.

10 millions de tonnes de CO2 émis en moins par an au Royaume-Uni

Les futurs EPR, d’une capacité de 3 260 mégawatts, fourniront de l’électricité décarbonée pour 5 millions de foyers (soit 7% de la consommation du Royaume-Uni) dès 2025 pour le réacteur 1 et 2027 pour le réacteur 2. Ils éviteront au Royaume Uni l’émission de 10 millions de tonnes de CO2 par an.