Depuis plusieurs semaines, le chantier de la liaison Lyon-Turin est au cœur de tensions entre l’Italie et la France. La Ligue, actuellement au pouvoir et favorable au projet, et le Mouvement 5 Etoiles, opposant historique, se sont donnés 6 mois pour trouver un accord.

Interviewé au micro de France Info, Hubert du Mesnil, président de Telt, société publique chargée des travaux, est conscient que le projet traverse une période compliquée.

«  Nous venons de vivre un passage difficile (…) mais nous avons trouvé une formule pour débloquer la situation. »

Telt a d’ailleurs lancé récemment un appel d’offres de 2,3 milliards d’€. Le président de la société a tenu à rassurer les entreprises qui souhaiteraient s’engager sur le projet.

« Nous leur disons que l’enjeu économique est considérable. Nous devons maintenir le chantier à  un certain rythme. Nous dégageons l’horizon pour les prochaines semaines. »

Une participation de l’Europe revue à la hausse

La question d’un engagement plus élevé de l’Europe au financement du chantier du Lyon-Turin  avait déjà été évoquée  ces dernières semaines. Jusqu’en 2021, l’Europe est engagée à hauteur de 40 %.

« Au-delà de cette date, l’Europe a déclaré qu’elle était prête à passer de 40% à 50%. Il y a donc des marges de manœuvre possibles, pour aller jusqu’au bout de ce projet en ajustant les conditions de financement. »

Le président de Telt espère toujours une mise en service à l’horizon 2030.

« Ca reste l’objectif. Si nous prenions à nouveau du retard dans les prochains mois, ça ne serait plus possible. C’est encore possible mais on est à la limite du raisonnable. »

Hubert Du Mesnil