A seulement 13 ans, Caroline Crouchley, une jeune américaine finaliste du « 3M Young Scientist Challenge 2019 », concours en sciences et en ingénierie pour les collégiens américains, a récemment présenté son projet : réinventer l’Hyperloop.

« Lorsque que j’ai découvert l’Hyperloop d’Elon Musk, j’ai été fascinée ! J’aime la vitesse mais je me suis aussi dit que ça pouvait être réellement dangereux pour les passagers » raconte Caroline, captivée par les trains depuis l’école primaire.

Le concept proposé en 2012 par le sud-africain Elon Musk, et récupéré depuis par plusieurs entreprises, progresse, mais reste encore aujourd’hui au stade de projet. Ils sont nombreux à vouloir faire de cette technologie une réalité et Caroline est l’une d’entre eux. « C’est un design plus simple, qui pourrait être plus facile à construire, en utilisant des structures ferroviaires déjà existantes et donc serait moins cher à la construction » explique la jeune collégienne. Le projet de Caroline ne serait pas aussi rapide que le projet d’Elon Musk mais il permettrait théoriquement d’aller 2 fois plus vite qu’un train classique.

Autre différence avec le projet d’Elon Musk : au lieu de placer les passagers à l’intérieur d’un tube, la collégienne souhaite utiliser un tube à vide à côté des trains existants, en utilisant à la fois l’infrastructure et les trains déjà en place. Une navette magnétique à l’intérieur du tube, encastrée d’aimants se connecte au train et le propulse en avant. Elle envisage même de faire fonctionner son projet grâce à l’électricité renouvelable.

Le projet d’Hyperloop proposé au MIT et à Havard

En terminant 2ème du concours avec son projet, Caroline Crouchley espère aller loin avec son idée. « Je veux faire de mon train une réalité ! Je souhaite également échanger sur la nécessité de passer à des énergies renouvelables pour un avenir durable » ajoute-elle. « Mon idée, c’est d’ouvrir mon projet à des équipes d’ingénieurs, de scientifiques et d’universités telles que le MIT et l’Université d’Havard afin de résoudre les équations complexes nécessaires à sa concrétisation ».


© Caroline Crouchey