Dans une interview publiée cette semaine par plusieurs grands journaux européens, Frans Timmermans, 1er vice-président de la Commission de Bruxelles, passe en revue les principaux arbitrages en cours alors qu’il présentera fin février un premier plan pour le climat.

Pour le Néerlandais aux manettes du méga plan d’investissements verts Green deal, « il faut réduire le transport routier, au profit du ferroviaire et du fluvial, où nous sommes en retard après des années de sous-investissement. Mais les temps changent : l’Allemagne a annoncé un grand plan rail. » Il en profite pour souligner l’importance à ses yeux de l’application de la directive Eurovignette dont le projet de révision n’a toujours pas été adopté par les Etats : « Toute l’idée de la transformation lancée est de mettre un coût au carbone, il n’y a pas de raison de ne pas en mettre sur les véhicules qui en émettent. »

Dans le cadre du plan de financement du Lyon-Turin, voilà des années que le Comité pour la Transalpine plaide en faveur de l’application de cette directive qui consiste à affecter un surpéage autoroutier pour les poids lourds polluants au financement des infrastructures utiles à la transition écologique. Ce sont plus de 3 millions de poids lourds (+16% depuis 2013) circulent chaque année à la frontière franco-italienne. Les modalités de la mobilisation de l’Eurovignette pour le Lyon-Turin ont été détaillées en 2015 dans un rapport parlementaire (qui fait toujours référence) remis au Premier ministre par le député Michel Destot et le sénateur Michel Bouvard.