C’est au cours de la XVIe Conférence alpine, qui s’est déroulée en décembre dernier que la Suisse, représentée par la présidente de la Confédération suisse, Simonetta Sommaruga, a pris la présidence de la Convention alpine, succédant ainsi à la France. La nouvelle présidente a indiqué vouloir mettre l’accent sur la protection du climat et sur la politique du transfert route-rail dans l’espace alpin, au cours des deux années à venir.

La protection du climat s’est imposée comme prioritaire à l’échelle alpine, et la présidente et ses homologues des pays alpins en charge de l’environnement ont adopté un plan d’action pour le climat avec pour objectif de faire des Alpes un espace climatique neutre d’ici 2050. Durant sa présidence la Suisse suivra pour cela un plan en cinq points : le cyclotourisme, l’ »heure du climat » en juin, la construction et la rénovation durables dans l’espace alpin, les villes alpines, la politique de transfert en matière de transport de marchandises.

Autre objectif de la Convention alpine : améliorer la coordination entre les États alpins en matière de transfert route-rail et de trafic de transit. Ce transfert constitue aux yeux de Simonetta Sommaruga un pilier essentiel d’une politique des transports qui soit durable et qui mérite d’être traitée, elle aussi, en étroite collaboration avec les pays alpins.

LA CONVENTION ALPINE
La Convention alpine est le premier accord de droit international visant la protection d’une région de montagne. Elle définit une zone transnationale comme une unité géographique fonctionnelle, comme un espace culturel et économique placé devant des défis communs. Les États signataires du traité sont l’Allemagne, l’Autriche, la France, l’Italie, le Liechtenstein, Monaco, la Slovénie et la Suisse, et ils ont élaboré au début des années 90 une convention-cadre entrée en vigueur en mars 1995 et ratifiée par la Suisse en 1999.