Dans un entretien publié dans le Dauphiné Libéré le vendredi 22 janvier, le Président de Comité pour la Transalpine Jacques Gounon (à gauche sur la photo aux côtés des coordinateurs européens Iveta Radicova et Peter Balazs) fait le point sur le processus engagé par l’Etat, en vue de définir un phasage, technique et financier plus sobre, des quelques 150 km de voies d’accès françaises au tunnel transfrontalier de la liaison Lyon-Turin, comme le prévoit la Loi d’Orientation des Mobilités. Un programme d’études doit permettre de choisir d’ici 2023, en lien avec les élus locaux, un scénario final dans le périmètre de la déclaration d’utilité publique de 2013. 

« Le Lyon-Turin est un ensemble cohérent. Il n’a de sens que si les accès arrivent en même temps que le tunnel de base en 2030, ou un petit peu après…» déclare Jacques Gounon et il insiste également « …sur l’importance de rester vigilant ».

La réponse de la France à l’acte d’exécution proposé par Bruxelles se fait toujours attendre

Les premières ébauches de scénarios ont donc été présentées par SNCF Réseau lors d’un comité de pilotage présidé par le Préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes. En retour la Transalpine a rapidement adressé un courrier pour formuler commentaires et observations. Si la recherche d’un positionnement optimal du curseur entre les fonctionnalités fret et voyageurs de la future ligne va donner lieu à des débats entre élus, « il faut rapidement arriver à des conclusions pour présenter un dossier au financement européen (…) La Commission européenne, qui s’exaspère un peu de certaines lenteurs, met un taux de subvention pratiquement jamais vu pour ce type d’infrastructure. »

En octobre dernier, la Commission de Bruxelles a invité la France et l’Italie à signer un acte d’exécution (« implenting decision ») sur le Lyon-Turin. A travers cette procédure destinée à accélérer la cadence, il s’agit de conduire les Etats à préciser leurs engagements et les calendriers de réalisation du tunnel transfrontalier et de ses indispensables voies d’accès. L’Italie a vite répondu positivement à la démarche. La réponse de la France se fait attendre !