Les gares du Grand Paris Express auront chacune la particularité d’abriter une œuvre d’art pérenne, résultat de la rencontre entre l’art et l’architecture. Tandem de la future gare Châtillon-Montrouge, l’artiste Laurent Grasso et l’architecte David Trottin, se sont récemment réunis autour d’un prototype de l’œuvre qu’ils conçoivent ensemble.

La tête dans les nuages

C’est ce que propose le duo aux futurs usagers de la gare Châtillon-Montrouge avec un faux plafond en trompe-l’œil représentant un ciel inspiré des peintures de la Renaissance.

Suspendu au plafond, afin de tester l’effet du trompe-l’œil à différentes hauteurs et avec un éclairage modulé, cet échantillon de 1mx1m est composé de sept lames sérigraphiées en aluminium. Brillance du matériau, lignes de brisure, profondeur de l’image, reflets de la lumière, effets d’optique, ce modèle réduit est passé au peigne fin par les intervenants pour que la future entreprise désignée pour réaliser le plafond puisse démarrer ce chantier.

L’échantillon est bien loin de sa taille définitive puisque la taille finale de la décoration sera de 800 m² et sera divisée en 3 000 lames !

Pour réaliser le fichier d’impression, Laurent Grasso réalisera une peinture de plusieurs mètres de long qui sera ensuite photographiée en HD pour recomposer un fichier qu’un graphiste appliquera lame par lame. Tel un puzzle, chaque pièce, numérotée, composera une partie de l’image finale. Chaque lame étant composée de trois faces, cette œuvre représentera, au final, 8000 fichiers d’impression.

Expérience hypnotique

Avec des quais situés à 30 mètres de profondeur, la future gare Châtillon-Montrouge sera composée de quatre niveaux intermédiaires, dont une mezzanine. Au centre, un grand puits ouvert en forme de losange sera bordé d’escaliers et d’escalators. Cette configuration offrira une grande spatialité et une multitude de points de vue. C’est dans cette optique que le tandem a imaginé cette œuvre : quelle que soit leur position à l’intérieur de la gare, les usagers pourront apercevoir ce ciel en trompe-l’œil, qui évoluera au gré de leur descente jusqu’aux quais.

Laurent Grasso et David Trottin
© Société du Grand Paris / Leticia Pontual

© photo ouverture : © Laurent Grasso / Périphériques / Société du Grand Paris